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Les salles de la maison

 

Entrée

Cette première salle est présenta la Maison des champs depuis son achat en 1608 par le Père de Pierre corneille jusqu'aux vues et cartes postales des  19e et 20e  siècles

Un imposant bronze à patine noire édité par le fondeur Barbedienne (1810-1892) sur le modèle de J.J. Caffiéri en 1777, accueille le visiteur. Il s’agit d’un don pour l’ouverture du musée en 1879, du personnel et des élèves du lycée Corneille (ancien collège des Jésuites fréquenté par Corneille à Rouen). L’armoire en chêne est caractéristique des armoires normandes du 17e siècle. Le coffre en chêne, avec ses quatre évangélistes sculptés est du milieu du 16e siècle. Dans les vitrines, documents et cartes postales du début du siècle montrent les transformations de la maison en musée.
Les actes administratifs (achats) et le plan terrier du village en 1700 sont des copies, les originaux étant trop fragiles.


Salle à manger

Il s'agit ici de présenter la vie de Pierre Corneille, son rôle à rouen, ses études et ses débuts en tant qu'avocat puis en tant qu'écrivain, jusqu'à son anoblissement en 1637

A l’époque de Corneille, les différentes pièces d’une maison n’avaient pas d’affectation mais il est clair que les repas furent préparés dans une des deux pièces du rez-de-chaussée.
La présentation évoque l’histoire de la famille Corneille à Rouen : aquarelle des maisons natales rue de la Pie à Rouen, Palais de Justice où siégeait Pierre Corneille jeune avocat avant de publier sa première pièce Mélite inspirée d’un amour déçu… Copies d’actes de baptêmes de Pierre Corneille, de l’anoblissement de son père en janvier 1637 juste après la querelle et le succès du Cid. La présence du petit coffre en chêne très sobre est attestée dans cette maison depuis le 17e siècle.



Cabinet de travail : Corneille l'écrivain.


On retrouve, dans cette pièce, tous les aspects de son oeuvre dont un exemplaire de l'imitation de Jésus-Christ corrigé de sa main ainsi que plusieurs éditions originales.

On ignore naturellement dans quelle partie de la maison se tenaient Pierre et Thomas Corneille quand ils écrivaient leurs pièces de théâtre. Cette salle était d’ailleurs morcelée en trois espaces avant l’ouverture du musée.
L’armoire des 4 saisons originaire de la région de Rouen, est du milieu du 17esiècle.
Le fauteuil entré en 1880, est une copie du 19esiècle d’un modèle 17e siècle recouvert d’une tapisserie sur le thème de La Toison d’or en soie et laine du 17esiècle. un clin d’œil à une des pièces de Pierre Corneille. Les panneaux de cuir repoussé et doré, fin 16e siècle en provenance de la demeure des abbesses de Saint-Amand à Rouen, présentés sur deux des murs rappellent que parmi les ancêtres de P. Corneille, on compte des générations de riches tanneurs à Conches.
Le portrait de Pierre Corneille est une copie par Charles Lebrun d’après un original peint en 1647 qui aurait appartenu à son neveu Fontenelle. Il existe très peu de portraits réalisés du vivant de l’écrivain. Les très nombreuses gravures du 19e siècle sont des versions d’après le tableau peint en 1647 ou celui par Sicre en 1683.
Deux vitrines présentent par roulement des éditions originales des pièces de théâtre tandis que dans la troisième sont exposées les publications religieuses moins connues dont l’Imitation de Jésus Christ, édition corrigée à l’encre par Pierre Corneille.


Chambre :
La famille de Pierre Corneille
Descendants et ascendants de Pierre Corneille sont ici présentés avec notamment une place importante laissée à Charlotte Corday.

Hommage à Corneille, c’est la thématique de cette salle avec la maquette en terre cuite par David D’Angers (1831) du monument situé actuellement devant le Théâtre des Arts sur les quais à Rouen. L’Apothéose du buste de Corneille est une maquette en plâtre d’Emmanuel Frémiet offerte par lui au musée en 1884. Une vitrine présente une sélection de médailles commémoratives frappées au 19e siècle pour la plupart.
Le lit à rideaux, copie 18e siècle d’un modèle du 17e siècle, provient du couvent de la Visitation de Rouen et a été offert par M.Lavallée en 1981.
La petite crédence ou cabinet dit « à la manière d’Androuet du Cerceau » fin 16e siècle, était une nouveauté à l’époque, le meuble principal étant le coffre. Celle-ci provient d’Ile de France.
L’horloge provient de Saint-Jacques d’Aliermont, haut lieu de l’horlogerie normande et date de 1621.


Bibliothèque :

Cette pièce présente les frères de Pierre Corneille,  Thomas et Antoine, son neveu Bernard de Bovier de Fontenelle ses contemporains (Richelieu, Racine, Molière…)
On y trouve également plusieurs ouvrages des 17e et 19e siècle et quelques objets commémoratifs.

Hors expositions-dossiers, cette salle permet une approche des contemporains de Pierre Corneille comme son frère Thomas, le neveu Fontenelle (premier biographe de Corneille) ou le rival Racine et bien sûr Molière.
Thomas Corneille (1625-1709) auteur de plus de quarante pièces de théâtre, fut plus célèbre de son vivant que son aîné. Il rédigea deux dictionnaires de vulgarisation scientifique publiés à la fin de sa vie et collabora aussi comme journaliste au Mercure Galant .
En épousant Marguerite Lampérière, sœur de Marie mariée à Pierre Corneille, Thomas devint encore plus inséparable.
Quant à Bernard Le Bovier de Fontenelle (1657-1757) dit Fontenelle, il était le second fils de Marthe Corneille sœur des deux écrivains. Comme son oncle Thomas, il entra à l’Académie Française et collabora au Mercure Galant.
Molière (1622-1673) et Racine (1639-1699) injustement considérés comme des rivaux pour Corneille n’ont pas été les bienvenus à l’ouverture du musée en 1879. Aussi, une nouvelle politique d’acquisition a été mise en place. En effet des études montrent depuis, que Pierre Corneille s’était intéressé au théâtre de Molière dès 1643. Les pièces des deux frères Corneille étaient au répertoire de la troupe de Molière à Rouen comme à Paris.
Racine fut certainement un rival plus sérieux. Puis avec les années, il se fit plus modéré et ce fuit lui qui prononça le discours de réception de Thomas Corneille au siège de Pierre Corneille à l’Académie Française en 1685.
Enfin parmi les œuvres complètes des frères Corneille présentées dans la bibliothèque, on notera l’édition commentée par Voltaire.

 

 

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